Concert

Ernest Ansermet dirige Beethoven et Pierre Monteux dirige Dukas

Orchestre Philharmonique de l'ORTF, London Symphony Orchestra

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Casting

Orchestre de l'ORTF

Ernest Ansermet — Chef d'orchestre

London Symphony Orchestra

Pierre Monteux — Chef d'orchestre

Programme

Au crépuscule de leur vie, Ansermet et Monteux mettent le feu à leurs orchestres. L'art des Grands.

D'un côté, le mathématicien venu tardivement à la musique, qui écrit des articles savants et des ouvrages de longue haleine ; de l'autre, le musicien qui a commencé comme violoniste aux Folies Bergères, et dont la moustache en bataille est la marque de fabrique. D'un côté Ernest Ansermet, de l'autre Pierre Monteux. Ils n'ont rien en commun, en apparence… En réalité, tout les rapproche !

L'un et l'autre commencent leur carrière grâce à Serge de Diaghilev qui les engage comme chefs d'orchestre des Ballets Russes, à quelques années près. Igor Stravinsky sera l'élément décisif de leur vie de musicien : Ansermet le rencontre en 1913 et devient son ami. Du compositeur russe, il créera L'Histoire du Soldat, Le Chant du Rossignol, Pulcinella, Renard, Noces. Cette même année 1913, le 29 mai, Pierre Monteux crée à Paris le Sacre du printemps au Théâtre des Champs Élysées, ce qui provoque un des plus grands scandales de l'histoire de la musique. De Stravinsky, il est aussi le créateur de Petrouchka et Rossignol. Tous deux ont donc joué un rôle considérable dans la création, en dirigeant aussi les « premières » de pages majeures écrites par Debussy, Ravel, Falla, Saint-Saëns, Prokofiev, Britten… Ce goût de l'aventure se conjugue enfin, pour l'un et l'autre, à un appétit insatiable pour la direction d'orchestre et tous les répertoires.

Le film nous montre Ansermet en 1967 à Paris dirigeant l'Orchestre National de l'ORTF dans une Septième symphonie de Beethoven incandescente et d'une mise en place exemplaire. Deux ans avant sa mort, le chef suisse donne ainsi une leçon à tous ceux qui ne le considèrent pas à son meilleur niveau dans le répertoire romantique. Qu'ils écoutent cette septième de Beethoven.

Il faut aussi écouter comment Monteux – à quatre-vingt-quatre ans ! – dirige l'Orchestre Symphonique de Londres dans L'Apprenti sorcier de Dukas. C'est lui, le sorcier, et il met le feu, comme on dirait aujourd'hui. Du pur bonheur !

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