Opéra

Le Soulier de satin de Marc-André Dalbavie

Stanislas Nordey (mise en scène), Marc-André Dalbavie (direction) — Avec Luca Pisaroni (Don Rodrigue), Ève-Maud Hubeaux (Doña Prouhèze)...

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Casting

Marc-André Dalbavie — Musique, direction musicale

Raphaèle Fleury — Livret d'après Paul Claudel

Éditions musicales LACROCH'

Stanislas Nordey — Mise en scène

Emmanuel Clolus — Décors

Raoul Fernandez — Costumes

Philippe Berthomé — Création lumières

Stéphane Pougnand — Vidéo

Daniele Guaschino — Création sonore

Loïc Touzé — Chorégraphe

Claire Ingrid Cottanceau — Collaboration artistique à la mise en scène

Raphaèle Fleury — Dramaturgie

Ève-Maud Hubeaux — Doña Prouhèze

Luca Pisaroni — Don Rodrigue de Manacor

Marc Labonnette — Le père jésuite, le roi d'Espagne, Saint Denys d'Athènes, Don Almagro, deuxième soldat

Yann Beuron — Don Pélage

Nicolas Cavallier — Don Balthazar, Saint Nicolas, Frère León

Programme

Une commande de l’Opéra de Paris inspirée de la célèbre pièce de Paul Claudel, depuis le Palais Garnier !

Le Soulier de satin narre l’histoire d’amour interdite entre Doña Prouhèze (rôle tenu par la merveilleuse Ève-Maud Hubeaux) et Don Rodrigue (le grand Luca Pisaroni). Mais si les deux amants sont au cœur de l’intrigue, ils n’apparaissent presque jamais ensemble sur scène. En effet, Doña Prouhèze cherche à sauver Don Rodrigue de la passion qui le dévore en le poussant à parcourir le monde tout au long de sa vie : l'œuvre prend place sur des décennies et sur tous les continents. En résultent une tension et une sensation de vertige qui saisissent petit à petit le spectateur.

Pour le compositeur et chef Marc-André Dalbavie, l’adaptation du Soulier de satin en opéra va dans la continuité de l’œuvre de Claudel. La pièce de théâtre originelle est absolument unique : d’une durée approximative de neuf heures, elle est influencée par le théâtre espagnol dans son format (pièce en quatre « journées ») et par le théâtre dans la diversité des genres présents (le tragique alterne avec des scènes plus légères, voire comiques), la langue y est très musicale, la trame et les personnages y sont grandioses. Le compositeur s’emploie à un travail approfondi sur le texte, pour le raccourcir tout en gardant cette durée extraordinaire, selon lui indispensable : « L'œuvre ne peut pas se dérouler en une ou deux heures, il faut du temps pour créer une unité à partir de scènes dont les styles et les genres sont très différents ». Puis, il compose la musique (et fait intervenir des instruments traditionnels du monde entier pour rappeler le voyage de Don Rodrigue) et la librettiste Raphaèle Fleury se lance dans le travail herculéen que représente la transposition du texte.

Cette création de l’Opéra de Paris constitue le troisième volet du cycle sur la littérature française commencé en 2017. Sous la baguette de Marc-André Dalbavie lui-même, l’excellent orchestre de l’Opéra sublime le talent des solistes. Cette formidable représentation revêt un caractère historique.


Photo © Elisa Haberer / Opéra national de Paris

Avec le soutien de la Fondation Orange, Mécène des retransmissions audiovisuelles de l’Opéra national de Paris ; du Cercle Berlioz et du Fonds de création lyrique et de la SACD

 

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Disponible jusqu'au

Sunday, June 14, 2026