soprano

Emmanuelle de Negri

© Abdallah Lasri - 2008

En 2014-2015, la soprano Emmanuelle de Negri retrouve le rôle de Telaïre dans Castor et Pollux, qu'elle a déjà interprété sous la baguette de Raphaël Pichon, mais cette fois dirigé par Emmanuelle Haïm, aux opéras de Lille et de Dijon. Elle se produit également avec les Arts Florissants et William Christie pour Les Fêtes Vénitiennes de Campra, à l'Opéra-Comique de Paris et au Théâtre de Caen. On peut aussi l'applaudir pour des opéras en version non-scénique (Platée à Londres avec Early Opera Company, Orfeo avec Accentus à la Philharmonie de Paris, au Grand Théâtre de Provence et au Théâtre de Poissy...) ou des concerts (le Requiem de Fauré et des Cantates de Mendelssohn avec le chœur Aedes, ou Les Quatre Saisons de Charpentier avec les Paladins au Festival Baroque d'Avignon...).

Lauréate HSBC de l'académie européenne de musique en 2008, c'est par le violoncelle qu'Emmanuelle de Negri fait ses premiers pas dans la musique, avant d'intégrer en chant le Conservatoire de Nîmes puis le CNSM de Paris, poursuivant en parallèle des études de Lettres Modernes et des cours de théâtre avec Flavio Polizzi (formation Roy Hart).

Même si elle chante avec talent l'oratorio (René Jacobs lui confie le rôle-titre du Martirio de Sant'Agnese, de Pasquini dirigé par Alessandro di Marchi et mis en scène par Vincent Boussard au Festival d'Innsbrück), c'est dans le registre de l'opéra qu'elle est particulièrement remarquée, tant elle allie à ses qualités vocales un véritable talent de comédienne. Ainsi, elle a déjà interprété les compositeurs les plus divers, dans les genres les plus variés sur de nombreuses scènes prestigieuses : Papagena au Théâtre des Champs-Elysées et à l'Opéra de Nice, Barberine (Folles Journées, d'après Le Nozze di Figaro) et Despina (Cosi Fan Tutte), Tonina dans Prima la musica, poi le parole de Salieri, Clorinda dans La Cenerentola et Oberto dans Alcina de Haendel...

Elle interprète avec le même bonheur l'opérette (elle est Cupidon dirigée par Alain Altinoglu et Samuel Jean dans Orphée aux Enfers dans plusieurs productions) et l'opéra du 20e siècle (Miles dans The Turn of the screw ; Yniold dans Pelléas et Mélisande aux côtés de Natalie Dessay, Laurent Naouri, Jean-François Lapointe et Robert Lloyd, avec le Royal Scottish National Orchestra dirigé par Stéphane Denève, un rôle qu'elle retrouvera d'ailleurs à l'Opéra de Tours ; Mélisande dans Ariane et Barbe-Bleue de Dukas à Paris (salle Pleyel) et Dijon. Parmi les nombreux chefs avec qui elle a eu l'occasion de travailler, on compte par exemple Gabriel Garrido, Hervé Niquet ou encore Vincent Dumestre.

Opéra Lafayette l'a reçue pour son récital L'invitation au voyage à Washington et au Weill Recital Hall du Carnegie Hall de New York, l'Orchestre National de Lyon l'a invitée pour des concerts du Nouvel An autour des fééries versaillaises.

Mais elle s'illustre particulièrement dans le baroque : partenaire fidèle des Arts Florissants depuis la 4e édition du Jardin des Voix, on a pu l'entendre dans Fairy Queen, Dido & Aeneas et Indian Queen de Purcell, dans Susanna d'Haendel, dans Actéon (rôle d'Aréthuze), Pygmalion mis en scène par Trisha Brown, dans des programmes consacrés aux Grands Motets, à Haendel ou à l'air de cour, ou encore dans Hippolyte et Aricie aux festivals d'Aix-en-Provence et de Glyndebourne. Elle a aussi incarné Sangaride dans reprise de la mythique production d'Atys, et Amour et Clarine dans Platée de Rameau (création au Theater an der Wien), à l'Opéra-Comique de Paris et à New York.

Elle a présenté un récital consacré au personnage d'Armide à l'Opéra Comique et au GTP d'Aix-en Provence avec l'OFJ dirigé par Paul Agnew, incarné Agilea dans Teseo de Haendel avec les Folies Françoises au Théâtre des Champs-Elysées, à Caen et à Orléans, ainsi que Amour et la Phrygienne dans Dardanus avec l'Ensemble Pygmalion à Beaune, Bordeaux, Versailles et Besançon, ou encore Polixène dans Pyrrhus de Royer avec les Enfants d'Apollon.

Source : www.rsbartists.com

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