mezzo-soprano

Cecilia Bartoli

June 4, 1966 - Rome

© Decca / Uli Weber

Depuis plus de deux décennies, Cecilia Bartoli est sans conteste l’une des artistes qui comptent le plus dans le domaine de la musique classique. Ses prises de rôle à l’opéra, ses programmes de concerts et ses projets d’enregistrements – en exclusivité pour Decca – sont attendus sur toute la planète avec autant d’impatience que de curiosité. Le cumul impressionnant de ses ventes de CD, qui s’élève à huit millions, plus de cent semaines passées dans les listes des meilleures ventes internationales, de nombreux disques d’or, quatre Grammys (États-Unis), neuf Prix Écho et un Prix Bambi (Allemagne), deux Classical Brit Awards (Royaume-Uni), une Victoire de la musique (France) et bien d’autres récompenses prestigieuses reflètent l’immense succès de ses albums solo, dont Opera proibita et ceux dédiés à Vivaldi, Gluck et Salieri, et confirment sa réputation de « best-selling classical artist » d'aujourd’hui.

Ainsi, Cecilia Bartoli rapproche la musique classique du cœur de millions de personnes du monde entier. En outre, la popularité de ses projets a permis de réévaluer et de redécouvrir des compositeurs négligés et des œuvres oubliées.

Il n’est pas étonnant que Herbert von Karajan, Daniel Barenboim et Nikolaus Harnoncourt aient été les premiers chefs d’orchestre avec lesquels Cecilia Bartoli a travaillé. Ils ont remarqué son talent très tôt, lorsqu’elle venait à peine d’achever ses études de chant avec ses parents dans sa ville natale de Rome. Depuis lors, de nombreux autres chefs, pianistes et orchestres très renommés ont régulièrement été ses partenaires. Au cours des récentes années, elle a commencé à concentrer ses activités sur des projets avec des orchestres sur instruments anciens de premier plan (l’Akademie für Alte Musik, Les Arts Florissants, le Concentus Musicus Wien, le Freiburger Barockorchester, Il Giardino Armonico, le Kammerorchester de Bâle, Les Musiciens du Louvre, l’Orchestra of the Age of Enlightenment, l’Orchestre La Scintilla). Ses projets avec orchestre, dont elle assume l’entière responsabilité artistique, ont pris de plus en plus d’importance à ses yeux et ont été couronnés par les programmes développés et interprétés en parallèle avec l’Orchestre philharmonique de Vienne.

Cecilia Bartoli chante régulièrement dans les plus importantes salles de concert d’Europe, des États-Unis et du Japon. On l’a applaudie sur les scènes de prestigieux théâtres et festivals lyriques tels que le Metropolitan Opera de New York, le Royal Opera House du Covent Garden de Londres, la Scala de Milan, l’Opéra d’État de Bavière de Munich, le Festival de Salzbourg et l’Opéra de Zurich, où elle a chanté bon nombre de ses rôles pour la première fois. En septembre 2010, elle revient au Theater an der Wien pour Semele de Haendel (avec William Christie) – une mise en scène de Robert Carsen sortie avec succès en DVD – et en janvier 2011 à Zurich pour une nouvelle production du Comte Ory.

Récemment, Cecilia Bartoli a consacré son répertoire au début du XIXe siècle – l’ère du romantisme et du bel canto italiens – et notamment à la légendaire cantatrice Maria Malibran. Lors des célébrations pour le deux-centième anniversaire de la naissance de la cantatrice française, le 24 mars 2008, Cecilia Bartoli a été la figure de proue d’un marathon Malibran à la Salle Pleyel à Paris – avec la complicité de Lang Lang, Vadim Repin, Adam Fischer et Myung-Whun Chung. À cette occasion, son concert à Barcelone a été projeté sur un écran géant devant l’Hôtel de Ville, où stationnait également le Musée Malibran ambulant de Cecilia Bartoli, à l’honneur de cette journée particulière. Le bicentenaire a été marqué par d’autres manifestations, comme la sortie du CD Maria et du DVD The Barcelona Concert/Malibran Rediscovered, de vastes tournées de concerts ainsi que des apparitions à l’opéra dans Cenerentola, La Sonnambule et dans Clari de Halévy – un opéra écrit pour la Malibran et qui n’avait plus été interprété depuis 1829. La première intégrale de La Sonnambule sur instruments anciens, avec Juan Diego Flórez dans le rôle d'Elvino, est venue couronner ce remarquable hommage à Maria Malibran. La révolution romantique a été portée plus loin, faisant sensation au Konzerthaus de Dortmund en juin 2010 avec une interprétation sur des bases historiques de Norma. Cecilia Bartoli, dans le rôle-titre, avait pour partenaires Thomas Hengelbrock, qui dirigeait l’Ensemble Balthasar-Neumann sur instruments anciens, et une distribution qui reflétait les voix originales de l’époque de Bellini lui-même.

L’essentiel de 2009-2010 est cependant consacré à un passionnant voyage vers le Naples du XVIIIe siècle et de ses castrats. Outre la parution de son nouvel album soliste, Sacrificium, des concerts présentant un répertoire de castrat inconnu jusqu’à maintenant ont eu lieu dans toutes les grandes capitales d’Europe. Autre événement-phare, la série de versions de concert du Giulio Cesare de Haendel dirigées par William Christie à la Salle Pleyel (Paris) avec Andreas Scholl et Philippe Jaroussky.

En Italie, Cecilia Bartoli a été nommée chevalier et a reçu le titre d’« Accademico effettivo di Santa Cecilia » du Conservatoire National de Rome; la France l’a nommée Chevalier des Arts et des Lettres et Officier de l’Ordre du Mérite; en outre elle est Membre honoraire de la Royal Academy of Music de Londres. Tout récemment, elle a reçu le prestigieux prix italien « Bellini d’oro », ainsi qu’une « Medalla de Oro al Mérito en las Bellas Artes », l’une des plus hautes récompenses attribuées par le Ministère de la Culture espagnol, et la « Médaille Grand Vermeil » de la Ville de Paris. À l’occasion du Jubilé Haendel en 2009, Cecilia Bartoli a été faite membre honoraire du conseil consultatif de la Fondation Haendel House de Halle et l’année suivante a obtenu le Prix Haendel de Halle. En juin 2010, elle a reçu à Copenhague le prestigieux prix musical danois « Léonie Sonning » en présence de Sa Majesté Margrethe II. Toujours en 2010, le University College de Dublin a décidé de rendre hommage à Cecilia Bartoli et à son travail en lui décernant un doctorat honoris causa en musique.

En 2022, Cecilia Bartoli est nommée directrice de l'Opéra de Monte-Carlo.

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