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La Grange au Lac (À propos)

À propos

LA GRANGE AU LAC A VINGT-CINQ ANS 

Antoine Riboud et Patrick Bouchain imaginèrent la Grange au Lac comme une salle unique en son genre, à l’image de Mstislav Rostropovich qui l’inspira et la fit longtemps résonner au rythme des Rencontres Musicales qu’il animait.
Après quelques années d’assoupissement, en 2014, c’est avec le Quatuor Modigliani et de nouvelles Rencontres qu’elle renaît. La magie du lieu opérant, la Grange au Lac retrouve vite un public, attire et inspire à nouveau les plus grands artistes, imposant comme une évidence l’idée qu’au-delà d’une salle de festival, elle a l’étoffe d'une véritable institution musicale.
Que les Victoires de la Musique Classique viennent y fêter leurs vingt-cinq ans, en même temps, justement, que les vingt-cinq ans de la Grange, en est un signe.
Cet événement fut ainsi l’occasion de lancer officiellement la programmation de la salle pour les mois à venir, prélude d’une vraie première saison 2018/2019 complète.
Une saison ou plutôt quatre saisons, marquées chacune par un festival différent, qui rythmeront une année de concerts (notamment ceux que produisent la Maison des Arts du Léman), d’enregistrements, de résidences d’artistes et de projets musicaux. Le cœur vibrant de la Grange au Lac, même en bois, ne doit plus cesser de battre.

UNE SALLE UNIQUE AU MONDE

La Grange au Lac naquit d’une amitié très forte, liant Antoine Riboud, alors PDG de BSN (futur groupe Danone) à l’immense violoncelliste Mstislav Rostropovich.
À Évian, l’entrepreneur mélomane avait créé un festival de musique classique ; il en offrit la direction artistique à son ami « Slava », qui en fit un événement majeur de la vie musicale française, bientôt européenne. Les Rencontres Musicales d’Évian étaient nées, et devinrent le rendez-vous incontournable des plus grands artistes.
Il y a vingt-cinq ans, Antoine Riboud décide de doter le festival d’une nouvelle salle. Rostropovich avait vu la tente de Menuhin à Gstaad, et rêvait d’en construire une en bois : c’est ce défi architectural et acoustique qu’Antoine Riboud lança à l’architecte iconoclaste Patrick Bouchain…
Avec l’acousticien Yaying Xu, Patrick Bouchain releva le défi de construire cette « tente en bois » de 1120 places, dans un délai record (huit mois de travaux), des contraintes majeures (ne pas creuser dans la roche qui protège la source, ni abattre d’arbre), des conditions difficiles (un terrain en pente, les mois d’hiver) et un budget restreint (dix millions de francs).
Inaugurée le 20 mai 1993 par le ministre de la Culture Jacques Toubon, la salle est faite uniquement de cèdre et de pin : seule une immense carapace d’aluminium, en pétales d’alucobond, vient au plafond assurer une acoustique parfaite. La Grange sonne comme l’intérieur d’un violoncelle ; en fond de scène, les bouleaux rappellent la patrie du violoncelliste qui en fut le dédicataire. Elle mêle le luxe des lustres de cristal à la frugalité des gradins de bois. C’est une simple grange, que l’on pourrait découvrir par hasard dans la forêt de mélèzes – mais sans doute aussi l’une des plus belles salles de concert au monde.

SINFONIA GRANGE AU LAC
Inauguré par Esa-Pekka Salonen

Le concert de clôture de l’édition 2018 est aussi un concert d’ouverture : celui d’un nouvel orchestre pour la Grange au Lac. Issus des plus grandes phalanges internationales, ses membres se rassemblent a Évian pour la première fois : trois jours de répétition pour aborder, sous la baguette du grand Esa-Pekka Salonen, un programme passionnant qui célèbrera l’Europe en paix – les meurtrissures de la guerre et les idéaux des Lumières.